18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:30
La Route qui Chante, André Dassary chez Medrano

Suite à seconde guerre mondiale, dans les années 50 les français se sont entichés d’un spectacle mêlant comédie, chant et danse, sorte de comédie musicale avant l’heure nommé opérette. Les têtes d’affiches sont toujours les mêmes elles pour noms : Luis Mariano, Georges Guétary, Tino Rossi et André Dassary. Et tous, oui tous les 4, ont foulé la piste magique. Le premier a fait en 1957 et 1959 chez Pinder (voir blog15/05/2011) deux tournées mémorables, le deuxième de son côté a, en 1963 fait tournée commune avec les Bouglione (voir blog18/12/2010), et quant à troisième il fut le premier à rejoindre la piste magique en étant dès 1952 la vedette d’un établissement éphémère le Super Circus (voir blog17/05/2013).

Pour mettre en valeur ces vedettes du microsillon, tout en restant dans le domaine de la piste les chapiteaux proposaient une première partie comprenant tous les ingrédients du spectacle circassien avec clowns, animaux, acrobates, aériens, cavalerie… Et une seconde partie totalement dédiée au bel canto et aux succès de ces vedettes adulées, que dis-je idolâtrés!

La Route qui Chante, André Dassary chez Medrano

Par contre tout autre est la prestation que le ténor Basque André Dassary né André Deyhérassary, a à partir du 3 mai 1957, fait pendant deux mois sur la piste du cirque Medrano. Dans le programme dédié à ce spectacle on peut lire ”André Dassary ne vient pas à Medrano pour faire des prouesse acrobatiques ou battre des record, non… il vient seulement en vrai champion du bel canto, faire entendre la pureté de sa voix pour l’agrément de tous.“ Ainsi pendant que Luis Mariano sillonnait la France en compagnie du Cirque Pinder pour présenter son tour de chant, André Dassary était la vedette d’une opérette ou comme dit le programme d’une ”fantaisie musicale“ écrite tout spécialement par Raymond Vincy. Le titre ” La Route qui Chante“ faisait furieusement penser à une opérette signée Francis Lopez et Raymond Vinci, nommée ”La Route fleurie“, œuvre jouée plus de mille-cinq-cents fois lors de sa création et aujourd’hui encore une des opérettes les plus jouées. Faut-il y voir plus qu’un clin d’œil à chacun de juger.

Pour donner une coloration circassienne à cette opérette, l’action se passait lors de la tournée européenne d’un cirque et, après de multiples péripéties qui ont conduit notamment la troupe en Italie et en Espagne, on retrouvait les artistes pour le jour de la grande première parisienne. Cette intrigue permettait aussi à de véritables vedettes de la piste (Tonio et Lulu, Loriot, Dany Kane, Nadia Houcke et Marcellys) de montrer toute l’étendue de leurs talents.

La Route qui Chante, André Dassary chez Medrano

André Dassary qui venait de triompher dans "La toison d'or" au Théatre du Chatelet était pour ce spectacle entouré de deux spécialistes de l’opérette, le comique Pierjac et la jeune fantaisiste Doris Marnier. Et pour pour ses débuts sur la piste montmartroise il devait chanter sous la pluie, la piste lors d’un des derniers tableaux, (on en comptait 30 au total), se trouvait couverte de pavés humides et l'eau tombait des cintres fine et serrée créant ainsi une illusion parfaite.

Et ”cerise sur le gâteau“ comme on dit aujourd’hui à l’entracte, Jérôme Medrano (voir blog16/10/2011) avait prévu une exhibition sortant de l’ordinaire ; le découpage aux chalumeau oxhydrique sous l’eau par deux hommes grenouilles. Comme quoi au cirque on peut voir des prestations inédites et originales !

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 09:44
Pour celles et ceux qui souhaitent lire cet été

Voici une autre liste de livres récemment parus et qui se trouvent encore en vente chez votre vendeur préféré qu'il soit réel ou numérique. Bonnes lectures... et au mois de septembre.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 06:00
Quelques livres à lire, relire ou simplement à consulter pendant les vacances

Afin de ne pas bronzer idiot et pour avoir quelques activités pendant les vacances voici une large sélection d'ouvrages sur les arts de la piste. Et bonnes vacances!

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 06:23
”L'oublié(e)“ de Raphaëlle Boitel à La Villette du 1er au 12 juillet 2014

Comédienne, contorsionniste et trapéziste formée à l'Ecole Nationale du Cirque d'Annie Fratellini (voir blog10/06/2014), elle débute sa carrière professionnelle à l'âge de 13 ans sous la direction de James Thierrée (voir blog03/07/2012) dans "La Symphonie du Hanneton" de 1998 à 2006, puis dans "La Veillée des Abysses" de 2003 à 2010. Elle travaille aussi sous la direction d'Aurélien Bory (compagnie 111) dans Géométrie de caoutchouc, présenté au Parc de la Villette en 2012. Le spectacle “L'oublié(e)” que Raphaëlle Boitel présente dans l’Espace Chapiteau de La Villette est un conte contemporain explorant les errances de l'inconscient et dont la réalité est peu à peu contaminée par des situations fantastiques. Le temps est suspendu et l'imaginaire surgit dans un espace en mouvement... Utilisant la danse, l’acrobatie et la contorsion. “L'oublié(e)” est un spectacle à la limite du cirque, de la pantomime et de la chorégraphie, qui peut rendre quelques fois mal à l’aise, mais qui ravira les adeptes du nouveau cirque mais qui irritera les aficionados de la piste traditionnelle.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:42
Coupe du Monde, (non)  Coupe France Soir en 1957, au "Cirque Zoo Jean-Richard Ambiance assurée !

Sous cette enseigne se cachait une belle association composée de Lucien Jeannet (directeur administratif), Jean Richard (directeur artistique), Alexis Gruss Senior (directeur général) et André Gruss (directeur technique). Les Gruss-Jeannet c’était l’ex Radio Circus quant à Jean Richard c’était une des personnalités préférées des français. Un amoureux du cirque et créateur à Ermenonville du "Zoo Jean Richard" et de "La Mer de Sable". Grace aux Gruss-Jeannet, à la recherche d’un nom attractif pour leur chapiteau, “Cirque Zoo Jean-Richard” sonnait bien et était porteur d’espoir. Les Gruss, séniors (Alexis, Arlette, Dédé, Philippe) et juniors (Alexis, Bella, Christiane, Lucien, Patrick..) assuraient à la fois la logistique et la 1ère partie du programme. Jean Richard de son côté prenant en charge pratiquement la totalité de la 2nde partie. Il donnait la réplique à 4 comédiens dans un de ses grands succès, une fantaisie intitulée "A Champignol", après avoir présenté les "Baby Eléphants des Indes". Le Chef d’orchestre avait pour nom Henri Martinet, c’était le célèbre compositeur de "petit papa noël" et M. Loyal était un acteur fort populaire à cette époque Albert Préjean.

Coupe du Monde, (non)  Coupe France Soir en 1957, au "Cirque Zoo Jean-Richard Ambiance assurée !

Cerise sur le gâteau et pour être certain chaque soir de faire une bourrée, juste avant l’entracte, un tournoi de football, patronné par un grand quotidien français du soir, avait lieu chaque jour sur la piste de ce cirque. La vedette de cette joute sportive n’était autre que le célèbre goal français, 32 fois International : Julien Da Rui. Ce dernier participait à un concours de football arbitré par Albert Préjean en étant opposé dans chaque ville, à cinq joueurs sélectionnés par les responsables de clubs de la région. Les concurrents devaient en quatre shoots (2 coups francs de l’aile, un penalty et un tir avec un ballon en mouvement trompé la vigilance du portier français. Des points étaient attribués en fonction de la réussite du joueur et le public grâce au célèbre applaudimètre octroyait également une notation. A à la fin de la tournée un vainqueur devait être désigné. L’Histoire ne se souvient plus du nom du vainqueur, mais par contre avec une telle attraction footballistique, l’ambiance sous la piste était assurée !

Coupe du Monde, (non)  Coupe France Soir en 1957, au "Cirque Zoo Jean-Richard Ambiance assurée !

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 09:07
Passer ses vacances dans une authentique et ancienne verdine de cirque comme les gens du voyage

Pour les fondus de cirque une idée originale : passer ses congés dans une caravane de cirque, ou comme on disait et que les moins de trente ans ne peuvent connaître, dans une chignole, dans une maringotte bref dans une verdine. Dans son édition du 24 juin dernier le journal “l’Yvonne Républicaine” relate l’histoire de la famille Hurlin, propriétaire dans le Tonnerrois à Sainte-Vertu de chambres d’hôtes ainsi que d’une ancienne roulotte de cirque des années 60. Anne-Marie et François Hurlin proposent à leurs clients, depuis un peu plus d'un an, de dormir dans une authentique caravane de cirque, parquée entre un vieux pigeonnier et un bras du Serein. Cette roulotte date de 1964 et appartenait à des artistes du cirque Pinder (voir blog25/04/2013). François Hurlin l’a dénichée des lions et tigres car la personne qui l'avait mise en vente sur eBay vivait dans un cirque, non loin du dompteur. Entièrement en zinc, ce modèle atypique tranche avec l'esthétique traditionnelle des roulottes en bois de forains. “C'est pourquoi nous avons choisi le thème de l'invitation au voyage avec des clins d'œil aux modes de transport rétro, précise l'hôtesse Anne-Marie Hurlin. Les fenêtres s'ouvrent comme dans un train, la table se baisse comme sur un bateau pour faire un couchage d'appoint et nous avons chiné de vieux porte-bagages de la SNCF. ” Les volets et le bas de caisse ont été réveillés par une couche de peinture rose très pop. D'ultimes touches décoratives apportées après des travaux de restauration de plusieurs semaines, en duo. “L'idée était que ce soit un hébergement extrêmement confortable, pas du camping. Nos hôtes apprécient le côté intime et cocasse. Certains veulent absolument dormir dans la roulotte. Ce sont des gens de tout âge, d'esprit curieux ”, indique la jeune femme qui s'intéresse depuis au monde forain.

Notons pour les afficionados de ce mode de couchage de nombreux sites sur internet et visuels pour youtube pour leur permettre de faire leur choix.

Passer ses vacances dans une authentique et ancienne verdine de cirque comme les gens du voyage

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:08
Betty Stom (1927-2014) une étoile du trapèze

“Au ciel du chapiteau, un frisson d’angoisse avec les merveilleuses évolutions aériennes de Betty Stom. Solitaire à son trapèze, elle réussit les plus périlleux rétablissements. Les numéros de cette gracieuse et audacieuse trapéziste fait plus que jamais sensation, en particulier ses fameux lâchers aux talons et aux pointes et on ne peut qu’admirer son corps suspendu dans le vide ressemblant à celui d’une merveilleuse sylphide.” C’est ainsi qu’était présentée dans le programme 1959 du Cirque Francki (voir blog19/01/2011) cette élégante trapéziste française qui est décédée mercredi 25 juin dernier dans sa quatre-vingt-septième année. Dans le civile elle était aussi l’épouse de Robert Vasseur dit Bob Vasseur qui fut, entre autres, directeur, régisseur voire présentateur des cirques Francki, Pinder et Pinder-Jean Richard.

Betty Stom (1927-2014) une étoile du trapèze

Betty Stom ou Betty Storn, l’appellation n’était pas totalement déposée à cette époque, se familiarisa avec le trapèze à grand ballant après-guerre. Elle se produisit pour la première fois en 1949 au Cirque Figuier (voir blog25/03/2011) puis alla 3 années au Zoo Circus (voir blog06/01/2012). Elle fit ensuite les tournées du Super Circus (voir blog17/05/2013), du cirque Amar (08/11/2011), du cirque des frères Francki puis se produisit de 1964 à 1971 chez Pinder en solo ou en duo avec Eva (The Stom’s). On a pu aussi l’applaudir à plusieurs reprises au Cirque d’Hiver, à Medrano et au Cirque de Montmartre.

Betty Stom (1927-2014) une étoile du trapèze

Betty Stom comme toutes les trapézistes de cette époque n’utilisait ni longes, ni cuissardes, ni jambières ou autres artifices qui de nos jours facilitent la réussite du numéro. Ses échappements rattrapés aux chevilles, ses descentes de jarrets en ballants − les talons nus − et, surtout, son tourbillon suspendu à la barre par la mâchoire donnaient le frisson aux spectateurs avec une réelle prise de risque. Et c’est ainsi qu’un 23 février 1955 à Bordeaux lors de son numéro à grand ballant où elle proposait un équilibre sur les reins rattrapé par les jarrets, pour une raison à ce jour encore inconnue, elle rata sa ”rattrape“ et chuta de douze mètres ce qui lui provoqua une fracture de la colonne vertébrale. Dans son livre intitulé “Au cœur des Cirques” Bob Vasseur relate la chute de son épouse et rend hommage à Mustapha Amar, qui chaque jour rendait visite à Betty Strom, plâtrée de la tête au pied, et qui lui a intégralement versé son cachet comme si elle avait fait toute la tournée, démontrant ainsi que la légendaire solidarité de la piste n'est pas usurpé. Pour être complet Robert Vasseur rappelle que chez Amar ce qui n’était pas le cas partout les artistes étaient déclarés à la Sécurité Sociale. Betty une belle et élégante trapéziste qui laisse le souvenir d’une artiste acharnée à rendre son numéro limpide et surprenant tout en donnant l’impression que tout était facile et se faisait sans efforts.

Betty Stom (1927-2014) une étoile du trapèze

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:45
La Suisse est vraiment un pays de cirque

Nos amis Suisses sont très obligeants, non seulement pour nous être agréables leur équipe de foot encaisse sans broncher 5 buts lors du dernier Suisse-France en Coupe du Monde, mais ils permettent aussi à de jeunes artistes de faire leur service civil sur la piste magique. civil. Par exemple le Circolino Pipistrello, un cirque pour enfants qui plante son chapiteau chaque semaine devant une école différente en Suisse alémanique, sera dès la saison 2015 soutenu par des civilistes. Un homme à tout faire, un cuisinier, un animateur et un artiste seront fournis par la Confédération Helvétique. Et celui qui aura les honneurs de la piste sera soit un clown, soit un musicien ou encore un spécialiste du trapèze. Le Circolino Pipistrello n'est d'ailleurs pas le seul concerné: le cirque Lollypop, le cirque pour enfants Robinson et le cirque-théâtre Wunderplunder sont aussi à la recherche de civilistes.

Pour Olivier Rüegsegger, de l'Organe d'exécution du service civil, ce type d'engagement est un travail social comme un autre: “Les organisations privées à but non lucratif qui travaillent avec des enfants ou des personnes handicapées peuvent recourir à nos services” indique-t-il. Et le Circolino Pipistrello n'est pas le Knie: “ Nous faisons participer notre public. Et nous ne nous adressons pas qu'aux enfants. Nous allons aussi dans les EMS ou les foyers pour handicapés. Notre rôle social est clair”, explique Pascale Cardoit, collaboratrice du cirque. Pour le conseiller national Hans Fehr, l'idée est tout sauf bonne: “Si les civilistes font les clowns, on casse leur image. Et les enfants vont croire qu'au lieu de faire son service militaire, on peut aller s'amuser au cirque. C'est totalement contre-productif. ” Ce à quoi répond Karola Rühs, du cirque Lollypop: “Cela ne change rien que les jeunes fassent leur service civil dans un cirque comme le nôtre ou dans une maison de retraite. Il s'agit toujours de rendre service à la population.” Même si tout le monde de l’autre côté des Alpes n’a pas forcément le même avis sur le sujet, une idée peut être à creuser en France, ne croyez-vous pas ?

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 06:30
Le Cake Walk, une danse fort prisée au cirque en 1900.

Lors du bloc-notes sur le chef d’orchestre Paul Florendas (voir blog23/06/2014) nous avons évoqué une danse très tendance au début du XX° siècle le cake-walk ou cake walk. À l'origine, cette danse fort populaire, est née dans les plantations du sud des États-Unis et constituait à l’origine une parodie des menuets et gigues dansés par les Maîtres. Dans les plantations, les esclaves disposaient de rares moments de détente et le dimanche, ils profitaient de l'absence des Maîtres pour faire vivre ce qui leur restait de tradition africaine. À l'occasion de ces instants festifs consacrés à la musique, aux chants et à la danse, ils caricaturaient volontiers la gestuelle des Blancs et leurs manières bien européennes de danser. Corps exagérément cambré en arrière, bras tendus en avant avec souplesse et au cours de la marche, genoux levés aussi haut que possible. Parfois, certains colons assistaient à ces rendez-vous et récompensaient les meilleurs danseurs par un gâteau, d'où le nom de cake-walk “marche du gâteau” donné à ce type de danse syncopée, en forme de marche, de rythme binaire, en 2/4, où la syncope est à l'intérieur du temps. Ce divertissement introduit en Europe à la fin du XIXe siècle connu un grand succès et devient alors une danse de salon à la mode. Et même Claude Debussy, dans sa suite pour piano Children's Corner, fait figurer une pièce intitulée Golliwog's Cake-Walk. Et c’est ainsi que Le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010), le cirque des mondains et de la haute société a mis cette attraction à ses spectacles. De nombreux films français furent tournés sur cette danse au Cirque Nouveau qui ont pour metteur en scène en 1905 Alice Guy, Georges Méliès en 1903 et même en 1902 Louis Lumière, dont on trouvera ci-après quelques extraits, avait commis le sien.

Le Cake Walk, une danse fort prisée au cirque en 1900.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:42
Chloé Moglia et l’Ecole du Cirque de Rosny au CENTQUATRE  les 4 et 5 juillet

La trapéziste Chloé Moglia a grandi dans le milieu de la céramique, ce qui l’a nourri par les interactions de la terre, de l’eau et du feu. Elle suit une formation de trapéziste à l'Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny (ENACR) puis au Centre National des Arts du Cirque de Chalon. Son travail à l’heure actuelle est caractérisé par l'ultra-dépouillement mâtiné par une extrême lenteur, car Chloé Moglia propose des questions silencieuses qui forment le socle de ses performances. Elle crée de nombreux spectacles en solo ayant pour nom: Nimbus (2007), Rhizikon (2009) Opus corpus (2012) et en duo avec Olivia Rosenthal Le Vertige (2012). Artiste associée au CENTQUATRE, au Manège de Reims, et à l'Agora, scène nationale d'Evry-Essonne, elle présente sur la piste parisienne du CENTQUATRE un spectacle nommé “Infinitudes” avec les futurs professionnels que sont les élèves de 2e année de l’ENACR. Lors du spectacle les artistes utilisent mât chinois, sangles, trapèze, roue Cyr, pour partir à la quête de l'essentiel et du fondamental. En chemin, ils devront s’adapter aux principes de soustraction, ôter le décorum, s’abstenir de composer le joli cadre pour affirmer une réduction maximale. Et pourquoi au CENTQUATRE ? Parce que le directeur, José-Manuel Gonçalvès, est aussi e président de l'ENACR. Dernier point “Infinitudes” est spectacle à découvrir en famille !

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